
Épandage souterrain
La solution la plus simple quand la perméabilité mesurée le permet : tranchées de diffusion dans le sol en place.
Sondages à la pelle, essais de perméabilité en mm par heure et rapport remis au SPANC, pour choisir une filière adaptée à votre parcelle.
Dans le Var, une étude de filière assainissement est l’étape qui commande tout le reste. Elle ne part pas d’un catalogue de dispositifs mais du terrain lui-même : nature du sol, épaisseur exploitable, vitesse d’infiltration, pente, surface libre, présence d’eau. Tant que ces données ne sont pas mesurées sur place, choisir entre un épandage, un filtre à sable ou une micro-station reste un pari. Nous réalisons les sondages et les essais avec notre pelle, puis nous en tirons une filière dimensionnée pour le nombre de pièces principales du logement.
Le principe d’une installation autonome est simple. Les eaux usées passent d’abord par un prétraitement, presque toujours une fosse toutes eaux qui retient les matières et amorce la digestion. Elles rejoignent ensuite un traitement qui utilise soit le pouvoir épurateur du sol, soit un procédé biologique compact. Le prétraitement varie peu d’un chantier à l’autre. Le traitement, lui, dépend entièrement de ce que le sol accepte de recevoir. C’est précisément la question à laquelle l’étude répond.
À Puget-sur-Argens et dans la plaine de l’Argens, la réponse n’est jamais évidente. Les terrains alluviaux mêlent limons et argiles profondes : l’eau y descend lentement, et la nappe peut remonter en sortie d’hiver. À quelques kilomètres, sur le piémont du Rocher de Roquebrune, vers La Bouverie ou Bagnols-en-Forêt, on rencontre au contraire de la roche à faible profondeur et des sols maigres. Deux parcelles séparées de trois cents mètres peuvent appeler deux filières totalement différentes.
Le rapport produit à l’issue de l’étude est remis au SPANC, qui instruit le dossier et valide la filière avant le début des travaux. Sans ce document, aucune installation ne peut être déclarée conforme, et une filière posée au jugé se retrouve refusée au contrôle de bonne exécution. Mieux vaut donc mesurer une journée que reprendre un épandage entier.

Le sondage à la pelle est l’outil de base. Nous ouvrons plusieurs fosses de reconnaissance sur la zone envisagée pour le traitement, en général jusqu’à 1,50 m ou 2 m de profondeur. Le profil se lit alors directement : épaisseur de terre végétale, passage aux limons, apparition de l’argile, venues d’eau, trace d’hydromorphie reconnaissable aux taches rouille, refus sur cailloutis ou sur roche. Une fosse ne coûte presque rien à ouvrir et elle dit en dix minutes ce qu’aucune hypothèse ne remplace.
Vient ensuite l’essai de perméabilité. On sature un trou calibré, on maintient une charge d’eau constante puis on chronomètre l’abaissement du niveau. Le résultat s’exprime en millimètres par heure : c’est la hauteur d’eau que le sol absorbe en une heure. Nous répétons la mesure à plusieurs endroits et à la profondeur où l’eau sera réellement diffusée, car un horizon de surface sableux peut cacher une argile compacte trente centimètres plus bas.
Ce chiffre change tout. En dessous de 10 à 15 mm/h, le sol ne peut pas absorber les volumes d’une maison et l’épandage est écarté. Entre 15 et 500 mm/h, l’infiltration est exploitable et la surface de tranchées se calcule à partir de la valeur mesurée : plus le sol est lent, plus la surface augmente. Au-delà de 500 mm/h, l’eau file trop vite, le sol n’épure plus assez et il faut reconstituer un massif filtrant maîtrisé.
Une demi-journée de terrain suffit dans la majorité des cas, à condition d’avoir préparé le dossier et de pouvoir accéder à la zone avec un engin.
Nous relevons le nombre de pièces principales, la position du logement, l’existant éventuel, le zonage d’assainissement de la commune et les servitudes. Un puits, un forage ou une source à proximité impose des distances de recul.
Nous cherchons la surface la plus favorable : hors passage de véhicules, hors future piscine, à l’écart des arbres, en aval du logement si possible pour travailler en gravitaire.
Ouverture des fosses à la pelle, description des horizons, repérage de la profondeur de refus et des indices de nappe. Photos et relevés à l’appui.
Mesures en plusieurs points, à la profondeur d’épandage retenue, et calcul de la valeur moyenne exploitable en millimètres par heure.
Le rapport décrit le sol, justifie la filière, donne le dimensionnement, la pente, l’exutoire et un plan d’implantation. Il part au SPANC pour instruction.
Une étude n’est pas un document administratif de plus. Chaque ligne du rapport correspond à une contrainte physique qui élimine ou autorise une solution.
La surface est souvent le premier couperet. Sur une parcelle dense, un épandage classique réclame plusieurs dizaines de mètres carrés d’un seul tenant, avec un accès pour la pelle et une zone qui restera libre. Si la place manque, on bascule vers une filière compacte, mais ce choix se justifie dans le rapport, il ne s’improvise pas sur le chantier.
La pente joue sur la faisabilité gravitaire. Un terrain qui descend depuis la maison vers la zone de traitement simplifie tout. Un terrain qui remonte, ou un exutoire situé plus haut que la sortie du dispositif, impose un poste de relevage et donc une alimentation électrique à prévoir dans le chiffrage.
Le cadre complet de l’assainissement non collectif
Dans la basse vallée de l’Argens, les essais donnent très souvent des valeurs basses. L’argile présente une structure fermée : elle gonfle en absorbant l’eau, se rétracte et se fissure pendant l’été sec, puis se referme aux premières pluies. Un essai réalisé en août dans une argile fissurée peut donner une valeur flatteuse qui s’effondre en novembre. C’est pour cela que nous saturons le sol avant de chronométrer, et que nous retenons la valeur basse plutöt que la meilleure.
Ces terrains cumulent souvent deux difficultés : infiltration lente et nappe proche de la surface après les épisodes méditerranéens d’automne. Or un dispositif d’infiltration a besoin d’une épaisseur de sol non saturé sous son fond pour fonctionner. Si la nappe remonte jusqu’au niveau des drains, l’épandage cesse d’épurer et l’eau stagne. Le rapport doit donc donner un niveau haut de nappe, pas seulement le niveau constaté le jour de la visite.
La conséquence est logique : dans la plaine, la filière drainée avec exutoire ou la filière compacte reviennent souvent, alors que sur les hauteurs de Roquebrune ou vers Bagnols-en-Forêt, la question devient plutöt l’épaisseur de sol disponible au-dessus de la roche. Sur ces parcelles, un refus à quarante centimètres change la filière aussi sûrement qu’une argile.
Dans la pratique, oui. Le SPANC instruit une demande d’installation sur la base d’un dossier qui justifie la filière retenue par les caractéristiques du sol et de la parcelle. Sans sondage ni essai de perméabilité, rien ne permet de démontrer que le dispositif proposé est adapté. Une installation posée sans étude s’expose à un refus au contrôle de bonne exécution, donc à une reprise intégrale du traitement.
Cela veut dire que le sol absorbe vingt millimètres de hauteur d’eau en une heure sur la surface considérée. C’est une valeur basse mais exploitable : l’infiltration reste possible, à condition d’augmenter la surface de tranchées pour compenser la lenteur. Une valeur de 200 mm/h permettrait la même épuration sur beaucoup moins de linéaire. Le chiffre ne juge pas le sol, il dimensionne le dispositif.
Pas forcément, mais souvent. Si les essais donnent moins de 10 à 15 mm/h, l’infiltration dans le sol en place n’est plus crédible et on s’oriente vers un filtre à sable vertical drainé avec exutoire, ou vers une filière compacte. Certaines parcelles présentent une poche plus sableuse exploitable : c’est justement le rôle des sondages multiples de la trouver avant de renoncer.
Non. Une filière d’infiltration renvoie l’eau traitée dans le sol et n’a pas besoin d’exutoire. Les filières drainées, elles, collectent l’eau épurée en fond de massif et doivent la rejeter quelque part : fossé, réseau pluvial ou dispositif autorisé par la commune. L’étude identifie cet exutoire et vérifie son altitude par rapport au dispositif, car une sortie trop basse impose un relevage.
Le terrain se fait en une demi-journée, le rapport suit rapidement. Le délai réel vient de l’instruction du dossier par le service public d’assainissement non collectif, qui dispose d’un temps d’examen. Nous préparons donc l’étude dès que le projet se précise, et nous planifions les travaux après l’accord, pas avant, pour ne pas creuser deux fois.
Non, ce sont deux démarches distinctes. Lors d’une vente, c’est un diagnostic de l’installation existante qui est exigé. L’étude de filière intervient ensuite, si le diagnostic conclut à la nécessité d’une mise en conformité : elle définit alors la filière neuve adaptée au sol, ce que le diagnostic ne fait pas.

La solution la plus simple quand la perméabilité mesurée le permet : tranchées de diffusion dans le sol en place.

Le massif reconstitué en sable lavé lorsque l’infiltration est impossible et qu’un exutoire existe.

La filière compacte quand la surface manque, avec électricité, entretien et vidange à intégrer.
Nous intervenons à Puget-sur-Argens et dans tout l’Est-Var pour les sondages, les essais de perméabilité et le dossier à remettre au SPANC. Appelez le 06 01 24 69 16 ou écrivez à contact@terrassementpugetsurargens.fr pour organiser la visite.