
Démolition de mur et de dalle
Fracturation au brise-roche, séparation du ferraillage à la pince de tri.
Tri à la source en quatre flux, rotation de bennes adaptée à l’accès, dépôt en centre agréé avec bordereau et réemploi des inertes concassés.
Sur un chantier de terrassement, la casse dure quelques heures et l’évacuation occupe parfois plusieurs jours. C’est là que se joue une bonne partie du budget et de la propreté du résultat. L’évacuation de gravats Puget-sur-Argens que nous organisons repose sur trois décisions prises avant le premier chargement : quels flux on sépare, où se place la benne, et quelle part de matériau reste sur place au lieu de partir en camion.
Nous évacuons les produits de déconstruction et de terrassement issus de nos propres chantiers comme ceux laissés par un précédent intervenant : béton et maçonnerie, terre excédentaire, tout-venant, bois de charpente, ferraille, souches et végétaux, dépôts accumulés au fond d’un terrain. Chaque famille de matériau a sa filière et son coût de traitement, et c’est précisément pour cela que l’on ne charge jamais tout dans la même benne quand on peut l’éviter.
La géographie locale compte autant que la technique. Dans le centre-village de Puget-sur-Argens, les rues étroites imposent souvent une benne de petit volume et une rotation plus fréquente, parfois un stationnement autorisé sur la voie. Dans la plaine de l’Argens, l’accès est plus large mais le sol limoneux se déforme sous un camion chargé après une pluie : il faut alors créer une piste en tout-venant ou reculer la zone de chargement. Sur les hauteurs, vers Roquebrune-sur-Argens ou Bagnols-en-Forêt, ce sont la pente et les virages qui limitent la taille du porteur.
Enfin, la distance jusqu’au site de dépôt agréé pèse directement sur le nombre de rotations et donc sur le prix. Un volume identique coûte plus cher à évacuer depuis un écart mal desservi que depuis une parcelle proche de la RD7 ou de l’échangeur 37 de l’A8. Nous préférons expliquer ces paramètres, volume réel, densité du matériau, accès, distance, plutôt que d’annoncer un forfait qui ne tiendrait pas devant la réalité du terrain.

Le tri à la source consiste à séparer les matériaux au moment où ils sont produits, directement à la pince ou au godet, et non à constituer un tas unique que l’on tenterait de démêler ensuite. Concrètement, nous organisons quatre zones de dépôt temporaire sur la parcelle quand la place le permet : l’inerte d’un côté, le bois d’un autre, la ferraille dans un coin, les végétaux à part. Chaque zone est ensuite chargée séparément.
L’intérêt est double. D’abord économique : un inerte propre, béton, agglos, tuiles, terre non pollée, est accepté en filière inerte, bien moins coûteuse qu’une benne de tout-venant mélangé. Un seul morceau de placo ou un sac plastique suffit parfois à faire requalifier une benne entière. Ensuite technique : l’inerte trié est le seul matériau qui pourra être concassé et réemployé en remblai, sur place ou ailleurs.
Quand la parcelle est trop petite pour quatre tas, nous inversons la logique : la benne du flux majoritaire reste sur place et les flux secondaires sont stockés en big-bags ou en caisses. C’est fréquent sur les terrains étroits du centre-village. Le principe ne change pas : ce qui est séparé sur le chantier n’aura pas à être retrié à la main plus tard, opération longue et toujours incomplète.
Ce tableau résume la logique que nous appliquons sur le terrain. Il ne remplace pas les consignes propres à chaque site de dépôt, qui peuvent affiner les catégories.
| Flux | Ce qu’on y met | Devenir courant |
|---|---|---|
| Inerte | Béton, agglos, briques, tuiles, enrobé, cailloux, terre non pollée | Concassage puis réemploi en remblai ou sous-couche |
| Bois | Charpente, bastaings, planches d’un ancien appentis, palettes | Filière bois, broyage ou valorisation énergétique |
| Ferraille | Treillis soudé, aciers de chaînage, portail, grillage, tubes | Recyclage métal |
| Végétaux | Branchages, ronces, souches, résidus de débroussaillage | Broyage, compostage, plateforme de déchets verts |
| Tout-venant | Mélange non séparable, isolants, plastiques, revêtements | Centre de tri, fraction résiduelle |
Le brassage des catégories est la première cause de surcoût. Une terre de déblai chargée avec des morceaux de béton et des racines n’est plus ni une terre réemployable ni un inerte valorisable : elle devient un déchet à traiter. Sur les chantiers où nous reprenons un terrain déjà encombré, ce retriage représente souvent l’essentiel du temps passé.
Nous évacuons également les dépôts sauvages accumulés en fond de parcelle, très fréquents sur les terrains restés inoccupés plusieurs années. Ces amas mélangent typiquement gravats, ferraille, plastiques et végétaux ; le travail consiste à les ouvrir à la pince, à séparer ce qui peut l’être et à orienter le reste vers la bonne filière. Ce poste est traité en détail sur notre page curage et remise en état de terrain.
Une évacuation réussie est d’abord une question de rythme : la benne doit être là quand la pelle charge, et partir avant que le tas ne bloque le chantier.
Nous mesurons l’ouvrage ou le tas et appliquons le foisonnement, c’est-à-dire l’augmentation de volume du matériau une fois déstructuré. Une terre compacte gagne couramment de l’ordre de 30 % de volume après déblai. Le béton fracturé gonfle davantage encore. Sans cette correction, on sous-estime systématiquement le nombre de rotations.
Volume de benne, tonnage admissible et gabarit du camion sont arbitrés ensemble. Un gros porteur réduit le nombre de voyages mais ne passe pas partout ; un petit porteur multiplie les rotations mais reste manoeuvrable dans une rue de village. Le matériau lourd, béton ou terre humide, atteint la limite de charge bien avant de remplir le volume.
La benne est posée sur une surface capable de la supporter chargée, avec calage et plaques si nécessaire pour ne pas marquer un enrobé ou un dallage. Nous dégageons l’aire de manoeuvre et vérifions la hauteur libre : branches basses et câbles aériens gênent souvent le basculement du bras.
Le chargement se fait flux par flux, charge répartie et maintenue sous le niveau des ridelles. Les fines sont humidifiées avant le départ pour éviter l’envol sur la route, surtout par mistral. La benne est bâchée : c’est autant une obligation de bon sens qu’une condition d’acceptation à l’arrivée.
Chaque benne est déposée dans une installation autorisée à recevoir le flux concerné. Le pesage à l’entrée détermine le tonnage réel et génère un bordereau de dépôt que nous conservons et que nous vous transmettons. C’est la traçabilité de vos déchets de chantier, utile en cas de contrôle comme lors d’une vente.

Le meilleur gravat est celui qu’on ne transporte pas. Un béton de dalle ou de mur, débarrassé de son ferraillage et concassé à une granulométrie régulière, redevient un matériau de remblai utilisable : comblement du vide laissé par une ancienne piscine, fond de forme d’un chemin d’accès, rattrapage de niveau sous une future plateforme. Nous évaluons systématiquement cette piste avant de commander des bennes.
Le calcul est simple : réemployer une partie de l’inerte supprime deux transports, celui du déchet qui sort et celui du tout-venant d’apport qui rentre. Sur une parcelle où le projet prévoit déjà du remblai, l’économie est immédiate et la circulation de camions dans le quartier diminue d’autant.
Ce réemploi a toutefois des limites qu’il faut énoncer. Il ne s’applique qu’à de l’inerte propre, sans plâtre, sans bois, sans plastique. Il ne convient pas partout : sous une dalle habitable ou dans une zone où le remblai est encadré, notamment sur les parcelles de la plaine de l’Argens couvertes par le plan de prévention du risque inondation, les mouvements de terre et les apports ne se décident pas librement. Nous vérifions ce point avant de proposer un comblement, et la commune reste l’interlocuteur pour la règle applicable à votre parcelle.
C’est le justificatif remis par l’installation de dépôt lors du pesage : il indique le flux reçu, le tonnage et la date. Il prouve que les déchets de votre chantier ont bien rejoint une filière autorisée et non un talus. Nous vous le transmettons pour chaque flux évacué. C’est un document à conserver, en particulier si vous vendez ensuite le bien ou si un contrôle intervient.
Oui. Nous intervenons régulièrement pour vider une parcelle déjà encombrée : gravats laissés par un précédent chantier, tas de terre, ferraille, branchages entassés depuis des années. Le travail commence alors par l’ouverture des tas à la pince pour identifier ce qu’ils contiennent, puis par le tri. Compter un temps de reprise plus long que pour des matériaux fraîchement produits et déjà séparés.
On calcule d’abord le volume en place, longueur par largeur par épaisseur, puis on applique le foisonnement. Une dalle de terrasse de 15 cm produit donc sensiblement plus de volume de gravats que son cubage théorique. Pour le béton, c’est souvent le tonnage qui limite le chargement avant le volume, car le matériau est dense. Nous faisons ce calcul lors de la visite, mesures en main.
Dans certaines rues, c’est la seule solution. L’occupation temporaire du domaine public relève d’une autorisation communale, avec signalisation adaptée et maintien du cheminement piéton. Nous préparons la demande et nous balisons la zone. Quand la parcelle permet de poser la benne à l’intérieur, nous privilégions toujours cette option : moins de gêne pour le quartier et pas de contrainte de durée.
Si elle est saine, la terre végétale est mise de côté et réutilisée sur place pour les finitions de jardin : c’est le réflexe à avoir, une bonne terre de surface ne se remplace pas facilement. Les déblais profonds, limons et argiles de la plaine, sont plus difficiles à réemployer en remblai technique et partent généralement en évacuation. Le sujet est détaillé sur nos pages décapage et remblai.
Quatre facteurs pilotent le coût : le volume réel après foisonnement, la densité du matériau qui détermine le tonnage, la qualité du tri qui décide de la filière, et la distance jusqu’au site de dépôt qui fixe le nombre de rotations. Un accès difficile ajoute une manutention intermédiaire. C’est pour cela que nous chiffrons après visite plutôt qu’au téléphone.

Fracturation au brise-roche, séparation du ferraillage à la pince de tri.

Terrain envahi, dépôts sauvages, remise à niveau avant vente ou construction.

Nous évaluons le volume, le tri possible et le nombre de rotations nécessaires, à Puget-sur-Argens comme dans le reste de l’Est-Var. Appelez le 06 01 24 69 16 ou écrivez à contact@terrassementpugetsurargens.fr.