
Piscine coque
Surlargeurs généreuses, lit de calage et remblai monté en même temps que le remplissage.
Fouille serrée et régulière, fond dressé au laser, tranchées de liaison puis drain et remblai drainant après la structure.
Un bassin en béton se construit dans le trou. Contrairement à une coque qui descend d’un bloc, ici la structure naît sur place : radier ferraillé, parois banchées, blocs à bancher remplis ou béton projeté contre la paroi de fouille selon le procédé retenu par votre constructeur. Notre travail de terrassier change donc de nature. Nous ne préparons pas un logement surdimensionné pour une pièce préfabriquée, nous livrons un volume de travail : une fouille aux dimensions justes, avec des parois régulières et stables, et un fond assez plan pour recevoir directement le béton de propreté.
Les surlargeurs sont plus serrées que pour une coque. Sur un bassin maçonné, la marge autour du tracé extérieur du mur correspond à ce dont le maçon a besoin pour travailler : poser et décoffrer ses banches, vibrer son béton, ou simplement passer le long de la paroi. Selon le procédé, cela va de quelques centimètres à une cinquantaine. Trop de surlargeur n’est pas neutre : c’est du volume excavé en plus, des déblais à évacuer, puis un remblai plus important à mettre en oeuvre derrière un mur qui, lui, n’a aucun besoin d’être poussé.
En échange de cette économie de volume, l’exigence porte sur la régularité. Une paroi de fouille en dents de scie se voit immédiatement sur un chantier béton : elle gêne le coffrage, fait varier les épaisseurs, et sur un bassin réalisé en béton projeté elle se retrouve dans la géométrie finale du mur. Nous travaillons donc la fouille comme un ouvrage : tracé reporté au sol, reprise des parois au godet de finition, fond dressé au laser rotatif avec une tolérance de l’ordre du centimètre, pentes de fond respectées quand le plan prévoit une fosse ou un point bas.
Nous intervenons à Puget-sur-Argens et dans la basse vallée de l’Argens, avec deux contextes de sol bien distincts. Dans la plaine, les limons et argiles profondes tiennent mal en paroi verticale quand ils sèchent, et se délitent dès qu’il pleut : la fouille demande un talutage ou un blindage selon la profondeur. Sur le piémont du Rocher de Roquebrune et vers l’Estérel, grès et rhyolite affleurent : les parois tiennent seules, mais l’excavation passe au brise-roche hydraulique et le rendement chute.

Le tracé vient du plan du constructeur : cotes extérieures de la structure, position de la fosse à pieds si le bassin en comporte une, emplacement des pièces à sceller et des tranchées à prévoir vers le local technique. Nous reportons ce tracé au sol, nous vérifions les reculs par rapport aux limites et aux constructions, puis nous ouvrons. La terre végétale est décapée à part : elle ne retourne jamais dans un remblai de structure, sa teneur en matière organique la rend compressible.
L’excavation se conduit par passes, avec un contrôle de niveau régulier. Nous nous arrêtons volontairement quelques centimètres au-dessus de la cote finale pour éviter de sur-creuser : un fond sur-creusé puis rattrapé avec de la terre remise en place devient un point faible sous le radier. Les derniers centimètres se finissent au godet lisse, puis le fond est dressé au laser rotatif. Nous mesurons en plusieurs points de la surface, pas seulement aux angles, car c’est au milieu du bassin qu’un ventre passe inaperçu.
Selon le procédé, nous livrons soit un fond de terrain naturel dressé et compacté, prêt pour un béton de propreté, soit un fond recouvert d’une couche de gravier concassé réglée et compactée qui sert d’assise drainante et de plan de travail par temps humide. Le choix se fait avec le maçon : c’est lui qui sait sur quoi il veut couler. Nous ajoutons en général un aménagement de circulation en limite de fouille, pour que la pompe à béton ou la toupie puissent se positionner sans empiéter sur les parois.
Sur un bassin maçonné, le terrassier revient souvent deux fois : une première pour la fouille, une seconde après la structure pour les tranchées, le drainage et le remblai périphérique.
Report des cotes extérieures, contrôle des reculs, repérage des réseaux existants et choix du point d’entrée des engins. Nous validons avec vous l’orientation définitive du bassin avant d’ouvrir.
Terre végétale mise en cordon, puis déblai en masse avec talutage ou reprise de paroi selon la tenue du terrain. Brise-roche si nous rencontrons du grès ou de la rhyolite.
Réglage laser du fond, compactage, mise en place de l’assise drainante si elle est prévue, ouverture des tranchées de liaison vers l’emplacement du local technique.
Fouille livrée propre, sèche, avec un accès stabilisé pour le béton et une aire de stockage. Nous laissons un point de pompage si la parcelle est basse.
Après décoffrage et étanchéité, pose du drain au pied du mur, remblai en matériau drainant par couches de 30 cm, mise en pente des abords et évacuation des excédents.
Ce retour en fin de gros oeuvre est une étape que l’on sous-estime souvent. C’est pourtant là que se décide la tenue des plages et des margelles : un remblai mal réparti derrière le mur se tasse, et la terrasse qui le recouvre s’affaisse deux ou trois ans plus tard, avec des joints qui s’ouvrent le long du bassin.

Une fouille de bassin maçonné reste ouverte plusieurs semaines, le temps du ferraillage, du coffrage et du séchage. La stabilité des parois devient donc un vrai sujet, surtout dans les limons de la plaine où un front vertical de 1,50 m tient quelques jours par temps sec et se délite à la première averse. Nous adaptons le profil : talutage quand la place existe, reprise régulière des parois, et zone de circulation dégagée en crête pour que personne ne charge le bord de la fouille. Le balisage du trou est systématique sur un jardin habité.
L’eau est la seconde contrainte. Sur les parcelles basses de la plaine de l’Argens, la nappe remonte après les épisodes méditerranéens de fin d’été et d’automne, et l’eau de ruissellement du jardin trouve naturellement le point le plus bas, c’est-à-dire la fouille. Nous prévoyons donc un point bas de collecte et un pompage pendant la durée des travaux, et nous détournons les eaux de surface en amont par un merlon ou une saignée provisoire. Une fouille inondée la veille d’un coulage coûte plus cher qu’une précaution prise à l’ouverture.
La troisième contrainte est l’accès au béton. Une toupie pèse lourd et ne s’improvise pas dans un jardin clos planté : soit elle atteint la fouille par une piste que nous stabilisons, soit le béton est acheminé par pompe depuis la rue, ce qui suppose un stationnement possible et une longueur de flèche compatible. Nous regardons ce point dès la visite, en même temps que l’évacuation des déblais : sur une parcelle fermée du centre-village, ces deux logistiques pèsent davantage sur le déroulé du chantier que le volume de terre lui-même.
Un mur de piscine en béton est dimensionné pour retenir l’eau du bassin, pas pour encaisser n’importe quelle poussée extérieure. Remblayer avec l’argile sortie de la fouille revient à placer derrière la paroi un matériau qui retient l’eau, gonfle l’hiver et se rétracte l’été. Sur une structure rigide, cette alternance se traduit par des efforts répétés et parfois par des fissures. Nous remblayons donc en gravier ou en tout-venant propre, séparé du terrain naturel par un géotextile, avec un drain en pied raccordé à un exutoire.
Nous ne compactons jamais au rouleau lourd contre un mur jeune, et nous ne remblayons pas un bassin qui n’a pas encore été rempli quand le constructeur l’a demandé dans cet ordre. Le compactage se fait par couches de 30 cm, à la plaque, en restant mesuré dans la bande située le long de la paroi, plus énergiquement au-delà. Ce dosage est ce qui permet d’avoir à la fois un mur préservé et une plage qui ne s’affaisse pas.
Ces réponses concernent le terrassement. Le choix du procédé de construction, béton projeté, banché ou blocs à bancher, relève de votre constructeur de piscine.
Oui, en volume. Sur un bassin maçonné la surlargeur se limite à ce dont le maçon a besoin pour coffrer et circuler, alors qu’une coque exige une marge généreuse sur tout le pourtour pour la descente et le remblai. En contrepartie, la fouille béton doit être plus régulière, avec des parois nettes et un fond dressé précisément, car la structure est construite directement dedans.
Cela dépend du sol et du souhait du maçon. Un fond de terrain naturel dressé et compacté suffit souvent pour recevoir un béton de propreté. Sur un sol argileux ou humide, une couche de gravier concassé réglée et compactée apporte une assise drainante et un plan de travail utilisable même après une pluie. Nous tranchons ce point ensemble avant l’ouverture, car cela change la cote de fond de fouille.
Plusieurs semaines en général, le temps du ferraillage, du coulage, du séchage puis de l’étanchéité. C’est la raison pour laquelle nous soignons la tenue des parois, le balisage et le drainage provisoire. Nous convenons aussi dès le départ de la date de notre second passage, celui du drainage et du remblai périphérique, pour ne pas laisser un bassin terminé avec un trou ouvert autour pendant des mois.
Dans des tranchées que nous ouvrons pendant le chantier, au plus court entre les pièces à sceller et le local. L’hydraulique et l’électricité empruntent deux tranchées distinctes ou deux niveaux séparés dans la même saignée, avec un grillage avertisseur au-dessus des câbles. Plus le local est loin du bassin, plus les pertes de charge augmentent et plus la pompe travaille : nous en discutons au moment de l’implantation.
Nous équipons la pelle d’un brise-roche hydraulique et nous poursuivons. C’est fréquent sur le piémont du Rocher de Roquebrune ou vers Bagnols-en-Forêt, où grès et rhyolite affleurent. Le point positif est que les parois tiennent seules et qu’un bassin béton s’accommode très bien d’un fond rocheux purgé. Le point négatif est le rendement : c’est le premier facteur qui fait varier le coût et la durée du terrassement.
Un bassin familial représente plusieurs dizaines de mètres cubes, auxquels s’ajoute le foisonnement : une terre excavée occupe plus de place que dans le sol. Une part peut rester sur place pour rehausser une zone basse ou modeler le jardin, mais dans la plaine de l’Argens certaines parcelles sont concernées par le plan de prévention du risque inondation, qui encadre les remblais. Nous évaluons donc au cas par cas ce qui reste et ce qui part.

Surlargeurs généreuses, lit de calage et remblai monté en même temps que le remplissage.

Plateforme, soutien des terres et gestion du ruissellement sur un terrain en dévers.

Préparation des plages et des abords de bassin, avec des niveaux et des pentes maîtrisés.
Transmettez-nous le plan de votre constructeur. Nous validons les cotes de fouille, la gestion de l’eau et l’accès au béton avant de planifier. Téléphone 06 01 24 69 16, courriel contact@terrassementpugetsurargens.fr.
Nous transmettre le plan