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Terrassement Puget-sur-Argens Jacques
VRD et réseaux enterrés

Tranchée réseaux secs à Puget-sur-Argens

Ouverture, pose des fourreaux, grillage avertisseur et remblai contrôlé pour vos réseaux électriques et télécom, déclarations comprises.

VRD et réseaux

La tranchée pour réseaux secs, de la déclaration au remblai

Une tranchée pour réseaux secs sert à faire passer sous le sol tout ce qui ne transporte pas d’eau : le câble d’alimentation électrique, la fibre ou le cuivre télécom, la conduite de gaz quand elle existe, et les circuits d’éclairage extérieur ou de portail. À Puget-sur-Argens, c’est la tranchée que l’on ouvre quand un terrain se viabilise, quand une extension demande une nouvelle arrivée de puissance, ou quand un pavillon passe d’un réseau aérien à un réseau enterré. Nous intervenons sur la parcelle comme sur la partie du domaine public qui sépare le coffret de la limite de propriété, une fois les autorisations obtenues.

Le travail ne se résume pas à passer une pelle. Une tranchée de réseaux secs est un ouvrage normé : profondeur de couverture, largeur utile, lit de pose, enrobage, dispositif avertisseur de couleur imposée, distances vis-à-vis des autres réseaux, qualité du remblai. Chacun de ces points conditionne la sécurité du câble, la durée de vie du revêtement au-dessus et l’acceptation du branchement par l’exploitant qui viendra le raccorder. Une tranchée mal enrobée ou dépourvue de grillage avertisseur devient un piège pour le prochain terrassier qui creusera au même endroit.

Le vrai sujet, en amont de tout, c’est de savoir ce qui est déjà sous nos pieds. La plaine de l’Argens est densément équipée : réseaux basse et moyenne tension, câbles télécom, canalisations d’eau potable, antennes d’assainissement, parfois arrosage agricole hérité des anciennes exploitations. La procédure de déclaration de travaux et le repérage préalable ne sont donc pas une formalité administrative, c’est la première étape technique du chantier.

Nous abordons chaque tranchée dans cet ordre : déclarations, réponses des exploitants, repérage et sondage, terrassement, pose, enrobage et signalisation, remblai, réfection. Cette page détaille chacune de ces séquences, avec les contraintes propres aux sols de Puget-sur-Argens et aux voiries de la commune.

85 cmcouverture visée pour un câble électrique sous chaussée
20 cmgrillage avertisseur au-dessus du réseau
9jours ouvrés de réponse des exploitants
3couleurs de fourreau selon le réseau
Pelle ouvrant une tranchée profonde pour réseaux secs à Puget-sur-Argens
Avant la pelle

DT, DICT et réponses des exploitants

Toute ouverture de tranchée passe par la déclaration de projet de travaux, déposée par le maître d’ouvrage, puis par la déclaration d’intention de commencement de travaux que nous déposons en tant qu’exécutant. Ces deux démarches se font sur le guichet unique national des réseaux : on y trace l’emprise du chantier, et le système identifie les exploitants concernés. Chacun d’eux dispose d’un délai de réponse de neuf jours ouvrés en dématérialisé, un peu plus par courrier. Autant dire qu’une tranchée ne s’improvise pas la veille pour le lendemain.

Les réponses arrivent sous forme de plans, de classes de précision et de recommandations techniques. Une classe A signifie que l’ouvrage est localisé à moins de quarante centimètres près ; une classe C, qu’on ne sait pas vraiment où il est. Certains exploitants exigent un rendez-vous sur site avant travaux, d’autres imposent une intervention manuelle dans une zone donnée, d’autres encore réclament de couper l’alimentation pour travailler en sécurité. Nous lisons ces réponses en entier avant de sortir un engin.

Nous conservons sur le chantier le récépissé de déclaration et les plans reçus, avec le marquage au sol correspondant. Si un ouvrage est découvert à un endroit qui ne correspond pas aux plans, la règle est simple : on arrête, on constate, on prévient l’exploitant. Reprendre en force un câble mal localisé coûte infiniment plus cher qu’une demi-journée d’attente.

Le déroulé

Repérage, sondage manuel et ouverture de la tranchée

Sur le terrain, la traduction des plans passe par un marquage à la bombe de chantier et par un piquetage. Quand un réseau sensible est annoncé dans l’emprise, nous ouvrons d’abord un sondage manuel : une fouille à la pelle et à la pioche, parfois à l’aspiratrice, pour venir toucher la gaine ou le câble et connaître sa position exacte en plan et en altimétrie. C’est lent, c’est peu spectaculaire, et c’est ce qui évite de couper l’alimentation d’un quartier.

Une fois le réseau existant dégagé et repéré, le godet peut travailler, mais jamais dans la zone d’incertitude qui l’entoure. Nous y restons en manuel, godet relevé, et nous protégeons l’ouvrage rencontré avant de poursuivre. Les croisements se traitent un par un, en dégageant par le dessus et en soignant le soutien du réseau croisé pour qu’il ne fléchisse pas dans le vide.

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    Déclarations et lecture des réponses

    Dépôt des déclarations, récupération des plans, identification des ouvrages sensibles et des prescriptions particulières de chaque exploitant. Prise de rendez-vous sur site quand il est demandé.

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    Marquage, piquetage et sondage

    Report du tracé au sol, piquetage des points singuliers, sondages manuels à l’approche des réseaux annoncés. On confirme la profondeur réelle avant tout travail mécanique.

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    Terrassement de la tranchée

    Ouverture au godet de curage adapté à la largeur voulue, reprise du fond à la main si nécessaire, évacuation ou stockage des déblais selon la nature du terrain et la place disponible.

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    Lit de pose, fourreaux, enrobage

    Mise en place du lit de sable, déroulage et alignement des fourreaux, aiguillage, enrobage en sable puis pose du grillage avertisseur à la couleur du réseau concerné.

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    Remblai et compactage

    Remblaiement par couches minces avec un matériau adapté, compactage contrôlé, réglage du niveau fini. Sous voirie, remblai autocompactant pour supprimer le risque de tassement.

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    Réfection et plan de récolement

    Découpe franche des bords, remise en état du revêtement, relevé des cotes du réseau posé. Le plan de récolement est transmis au client pour ses travaux futurs.

Les règles de pose

Largeur, profondeur, lit de sable et grillage avertisseur

La largeur d’une tranchée de réseaux secs se calcule et ne s’improvise pas : il faut la place des fourreaux, les écartements entre eux et le passage de l’outil de compactage. Pour un branchement de maison individuelle, on reste souvent dans une tranchée étroite de l’ordre de quarante à soixante centimètres. Dès qu’on cumule électricité, télécom et éclairage sur un même tracé, la tranchée s’élargit ou se fait à plusieurs niveaux.

La profondeur découle de la couverture à respecter au-dessus de la génératrice supérieure du fourreau. On vise environ quatre-vingt-cinq centimètres de couverture pour un câble électrique sous chaussée, une valeur réduite sous trottoir, accotement ou espace vert, et de l’ordre de soixante centimètres pour un réseau de télécommunication en terrain privé. Le gaz, lorsqu’il est présent, demande une couverture d’environ quatre-vingts centimètres sous voirie.

  • Lit de pose en sable propre d’une dizaine de centimètres, fond de tranchée purgé des cailloux et des blocs
  • Enrobage complet du fourreau en sable, sans pierre au contact du tube
  • Grillage avertisseur posé à environ vingt centimètres au-dessus du réseau, sur toute la longueur
  • Couleur normalisée du dispositif avertisseur : rouge pour l’électricité, vert pour les télécommunications, jaune pour le gaz, bleu pour l’eau potable
  • Écartement respecté entre réseaux parallèles, avec au minimum vingt centimètres entre deux réseaux secs de nature différente
  • Croisements traités par le dessus, avec fourreau de protection et distance verticale maintenue
  • Aiguille de tirage laissée en place dans chaque fourreau, extrémités bouchonnées
  • Repérage des attentes en limite de propriété et cotation reportée sur plan
Voir le pôle VRD et réseaux
Chargeuse compacte sur une allée d’accès après remblaiement de tranchée
Sous voirie

Remblai autocompactant, découpe à la scie et réfection

Une tranchée qui traverse une voirie, une allée carrossable ou une entrée de garage ne se remblaie pas comme une tranchée en espace vert. Le problème est toujours le même : dans une saignée étroite, la plaque vibrante ou le pilonneuse n’atteint pas les angles, et le matériau reste sous-compacté le long des parois. Quelques mois plus tard, la trace de la tranchée apparaît en creux dans l’enrobé, puis se fissure sur ses deux bords. C’est la signature d’un remblai mal maîtrisé.

Nous utilisons pour cela un matériau autocompactant, coulé depuis la toupie ou malaxé sur place, qui remplit la tranchée sans être vibré et qui prend sa résistance en quelques heures. Il épouse la forme de la fouille, enveloppe les fourreaux et supprime le risque de tassement différentiel sous la couche de roulement. L’autre avantage est d’ordre pratique : la voie peut être rendue à la circulation très rapidement, ce qui compte lorsqu’on traverse une desserte de lotissement ou un accès unique à plusieurs maisons.

La réfection commence avant le remblai, au moment de l’ouverture : le revêtement est découpé à la scie de sol à disque diamant pour obtenir un bord franc et vertical. On évite ainsi les lèvres arrachées qui se délitent ensuite. À la remise en état, les bords sont recoupés de quelques centimètres au-delà de la fouille, nettoyés, badigeonnés d’une émulsion d’accrochage, puis l’enrobé est mis en œuvre et compacté au niveau de la chaussée existante. Sur domaine public, la nature et l’épaisseur de la réfection sont fixées par le gestionnaire de voirie dans la permission de voirie.

Terrain local

Ce que les sols de Puget-sur-Argens changent à une tranchée

Dans la plaine de l’Argens, la tranchée s’ouvre dans des limons et des argiles profondes. Le terrassement est facile, mais les parois se comportent mal : l’argile gonflée par l’eau flue dans la fouille, et l’argile sèche de fin d’été se fissure et se détache en plaques. Une tranchée profonde laissée ouverte plusieurs jours se referme partiellement d’elle-même. Nous travaillons donc par tronçons courts, en posant et en remblayant au fur et à mesure plutôt qu’en ouvrant cent mètres d’un coup.

Le second effet de ces sols argileux concerne le remblai lui-même. Une argile sortie de la fouille est rarement réutilisable telle quelle : trop humide, elle colle et ne se compacte pas ; trop sèche, elle reste en mottes qui laissent des vides. Selon les cas, nous corrigeons le matériau, nous le remplaçons par du tout-venant sur la partie supérieure, ou nous passons à l’autocompactant. Le retrait-gonflement des argiles ne pardonne pas un remblai bâclé autour d’un fourreau : le tube finit par se déformer et le tirage du câble devient impossible.

Sur le piémont, du côté du Rocher de Roquebrune ou en remontant vers Bagnols-en-Forêt, le scénario s’inverse : la roche apparaît parfois à faible profondeur, grès ou rhyolite, et la tranchée demande un brise-roche hydraulique. La profondeur de couverture reste à respecter, mais le rendement chute et le coût dépend directement du linéaire à casser. C’est pourquoi nous préférons voir le terrain avant de chiffrer : la même tranchée de trente mètres n’a rien à voir selon qu’elle traverse un jardin de la plaine ou un terrain rocheux en légère pente.

Enfin, une partie des parcelles de la plaine est concernée par le plan de prévention du risque inondation lié à l’Argens, dont les crues de juin 2010 et de novembre 2011 ont marqué la commune. Cela ne bloque pas une tranchée, mais cela encadre les mouvements de terre et le stockage des déblais : on ne laisse pas un cordon de terre en travers d’un axe d’écoulement, et les déblais excédentaires sont évacués plutôt que régaler sur place.

Questions fréquentes

Tranchée réseaux secs à Puget-sur-Argens : vos questions

Les points qui reviennent le plus souvent lors des visites de terrain, sur la parcelle comme sur la partie publique du branchement.

Combien de temps avant les travaux faut-il déposer les déclarations ?

Comptez au minimum deux semaines entre le dépôt et l’ouverture de la tranchée. Les exploitants disposent de neuf jours ouvrés pour répondre à une déclaration dématérialisée, et certains demandent ensuite un rendez-vous sur site. Si la tranchée touche le domaine public, il faut ajouter le délai d’instruction de la permission de voirie et, le cas échéant, de l’arrêté de circulation. Nous lançons ces démarches dès que le tracé et la profondeur sont validés avec vous.

Peut-on mettre électricité et télécom dans la même tranchée ?

Oui, c’est même la pratique courante en viabilisation, à condition de respecter les écartements entre les deux réseaux et d’utiliser des fourreaux distincts, de couleurs différentes, avec leur propre dispositif avertisseur. On compte au minimum une vingtaine de centimètres entre deux réseaux secs de nature différente, en parallèle comme au croisement. Regrouper les réseaux dans une seule fouille évite de rouvrir le terrain deux fois et divise le coût de terrassement.

Quelle couleur de grillage avertisseur pour quel réseau ?

Le code couleur est normalisé : rouge pour l’électricité, vert pour les télécommunications, jaune pour le gaz, bleu pour l’eau potable et brun pour l’assainissement. Le grillage se pose à plat, sur toute la longueur de la tranchée, environ vingt centimètres au-dessus du réseau enrobé. Sa fonction est d’alerter le godet avant qu’il n’atteigne le câble. Un grillage posé trop près du tube ou interrompu par tronçons ne remplit plus ce rôle.

Que se passe-t-il si un réseau non déclaré apparaît dans la fouille ?

Nous arrêtons immédiatement le travail mécanique sur la zone et nous dégageons à la main pour identifier l’ouvrage. Un ancien arrosage agricole ou un câble abandonné se rencontre régulièrement dans la plaine de l’Argens. Si l’ouvrage est actif, l’exploitant est prévenu et le tracé est adapté. Nous documentons la découverte par des photos et des cotes, ce qui vous servira lors de tout futur terrassement sur la parcelle.

Faut-il laisser une aiguille dans les fourreaux ?

Oui, systématiquement. Un fourreau posé sans aiguille de tirage est souvent inutilisable plusieurs mois plus tard, surtout après un remblai qui l’a légèrement déformé ou après l’entrée de terre par une extrémité mal bouchonnée. Nous laissons une aiguille dans chaque tube, nous bouchonnons les deux bouts et nous repérons les attentes en limite de propriété. C’est la condition pour que l’entreprise qui tirera le câble travaille sans rouvrir la tranchée.

La trace de la tranchée va-t-elle se voir dans mon allée ?

Elle se verra toujours un peu, mais elle ne doit pas s’affaisser. Sous un revêtement carrossable, nous découpons les bords à la scie de sol, nous remblayons en matériau autocompactant ou en couches minces très soignées, puis nous reprenons le revêtement en recoupant légèrement au-delà de la fouille. Sur un enrobé ancien, la reprise reste visible par la différence de teinte, qui s’atténue avec le temps.

Pour aller plus loin

Les prestations liées à votre tranchée

Une tranchée de réseaux secs s’accompagne presque toujours d’un autre poste de VRD sur le même chantier.

Gaines et fourreaux

Gaines et fourreaux

Choix des diamètres, fourreaux TPC de couleur, chambres de tirage et attentes en limite de parcelle pour une viabilisation complète.

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Raccordement à l’eau potable

Raccordement à l’eau potable

Tranchée humide, niche de comptage, protection hors gel et distances à respecter avec les réseaux secs voisins.

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Viabilisation de terrain

Viabilisation de terrain

Coordination de l’ensemble des réseaux d’un terrain à bâtir, de l’accès aux attentes, avant démarrage de la construction.

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Un tracé de tranchée à étudier à Puget-sur-Argens ?

Envoyez-nous votre plan de masse ou le projet de branchement : nous venons repérer le tracé sur place, vérifier les contraintes de sol et préparer les déclarations. Appelez le 06 01 24 69 16 ou écrivez à contact@terrassementpugetsurargens.fr.

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