
Piscine coque
Fouille épousant la forme de la coque, fond de forme dressé au laser et remblai drainant monté avec le remplissage.
Fouille aux cotes de votre pisciniste, fond de forme réglé au laser, drainage périphérique, local et tranchée technique, puis remblai autour du bassin.
Le terrassement de piscine est l’ouverture de la fouille qui recevra le bassin, plus tout ce qui l’accompagne : fond de forme, drainage, emplacement du local technique, tranchée technique entre le bassin et les équipements, et remblai périphérique une fois la structure posée. Ce n’est pas un simple trou. C’est un ouvrage géométrique, réalisé aux cotes exactes fournies par le pisciniste, avec des tolérances de quelques centimètres seulement.
Nous réalisons ces fouilles à Puget-sur-Argens et dans la basse vallée de l’Argens, en coordination directe avec le constructeur du bassin. Concrètement, nous lui demandons avant l’amenée du matériel : les dimensions hors tout de la structure, la profondeur au point bas et au point haut, la forme du fond, la position des pièces à sceller et les surlargeurs de travail qu’il souhaite. Un pisciniste qui arrive devant une fouille trop juste ne peut pas travailler ; une fouille trop large coûte du remblai et de l’évacuation pour rien.
L’implantation se fait au cordeau et au niveau, en tenant compte du niveau fini de la plage de détente et non du terrain naturel. C’est une erreur fréquente : on creuse par rapport au sol existant alors que la margelle doit affleurer une terrasse qui sera plus haute ou plus basse. Nous calons donc l’altimétrie avec le plan d’aménagement complet, terrasse comprise.
Il faut aussi vérifier les reculs avant de creuser : distance aux limites séparatives imposée par le document d’urbanisme, recul par rapport à un mur existant, aux fondations de la maison et aux arbres dont les racines ne se coupent pas impunément. Un pin de trente ans à un mètre d’une fouille de 1,50 m de profondeur ne survit généralement pas.

Une piscine coque et une piscine en béton ne demandent pas la même fouille. La coque arrive finie et posée en une matinée : la fouille doit épouser sa forme, avec un fond parfaitement dressé et une surlargeur modérée, généralement de l’ordre de vingt à quarante centimètres, suffisante pour le calage et le remblai mais pas plus. Le fond conditionne tout : une coque posée sur un fond mal réglé travaille en flexion et l’on ne peut plus rien corriger après.
Un bassin maçonné, béton banché ou béton projeté, exige davantage de place. Les maçons doivent circuler derrière les banches, ferrailler, vibrer, puis décoffrer. Une surlargeur de soixante centimètres autour de l’emprise du bassin est un ordre de grandeur réaliste, parfois plus au niveau des angles. Le volume de déblai augmente donc sensiblement pour une même surface de bassin.
Nous adaptons aussi les parois de la fouille. Sur un sol cohérent, une paroi quasi verticale tient le temps du chantier. Dans un sable ou un remblai ancien, il faut taluter, ce qui élargit encore l’emprise en surface. C’est un point à anticiper quand le bassin est proche d’une clôture ou d’une maison.
Les valeurs ci-dessous sont des ordres de grandeur de chantier. Les cotes définitives restent toujours celles que nous transmet le constructeur du bassin.
| Point de la fouille | Piscine coque | Piscine béton |
|---|---|---|
| Surlargeur autour de l’emprise | 20 à 40 cm pour le calage | 50 à 70 cm pour la circulation des maçons |
| Fond de forme | Lit de sable ou gravillon dressé au laser, épousant la forme de la coque | Plateforme plane compactée recevant le radier |
| Tolérance de réglage | Très faible, la coque ne se rattrape pas | Rattrapable à l’épaisseur du radier |
| Remblai périphérique | Sable ou gravillon, monté en même temps que le remplissage en eau | Tout-venant compacté après décoffrage et étanchéité |
| Volume de déblai | Contenu | Nettement supérieur à surface égale |
Ces différences se traduisent directement dans le temps de machine et le nombre de voyages d’évacuation. Elles expliquent pourquoi deux bassins de même dimension peuvent donner deux devis de terrassement assez éloignés.
Terrassement de piscine coque Terrassement de piscine bétonTraçage de l’emprise au cordeau d’après les cotes du pisciniste, contrôle des reculs et du niveau de la future plage, création ou protection du chemin d’accès pour la pelle et les camions. Nous repérons les réseaux existants avant de casser la surface.
Excavation par passes successives, en réservant les surlargeurs de travail et la forme du fond. Nous descendons légèrement sous la cote finale pour reconstituer un fond de forme propre, et nous évacuons ou stockons les déblais au fur et à mesure.
Purge des points mous, mise en place du géotextile si le sol est fin, drain périphérique en pied de fouille raccordé à un exutoire, puis lit de sable ou de gravillon réglé au laser. C’est ce réglage que le pisciniste réceptionne.
Décaissement de l’emplacement du local ou du coffre enterré, puis ouverture de la tranchée qui portera les canalisations hydrauliques et l’alimentation électrique entre le bassin et les équipements, avec une pente continue et un lit de sable.
Après pose de la structure, remblai autour du bassin par couches, avec le matériau adapté à la structure, puis réglage du pourtour à la cote de la future terrasse et évacuation des surplus. Le terrain est rendu prêt pour la plage de détente.
Entre l’étape 3 et l’étape 5, le chantier n’est plus le nôtre : la structure est montée par le pisciniste. Nous revenons ensuite pour le remblai, ce qui suppose un calendrier tenu de part et d’autre. Une fouille laissée ouverte pendant un épisode méditerranéen se remplit d’eau et les parois se dégradent.
Drainage de piscine
Dans la plaine de l’Argens, l’eau est le sujet principal. Les argiles profondes n’infiltrent presque pas, et certains secteurs proches du fleuve présentent une nappe haute après les pluies d’automne. Une fouille de 1,50 m peut alors se remplir seule. La conséquence est double : il faut pomper pendant la phase de travaux, et il faut surtout un drainage périphérique définitif avec un exutoire réel. Un drain qui ne va nulle part ne sert à rien. Nous identifions donc l’exutoire avant de creuser : fossé, réseau d’eaux pluviales, puits perdu dimensionné ou point bas de la parcelle.
Le second piège est le retrait-gonflement des argiles. Le sol gonfle en hiver et se rétracte en été, ce qui exerce des poussées latérales sur les parois d’un bassin. Le remblai périphérique joue ici un rôle d’amortisseur : un matériau drainant et stable autour de la structure vaut bien mieux que la remise en place des argiles sorties de la fouille. Nous ne remblayons jamais un pourtour de bassin avec la terre argileuse extraite.
Le troisième piège concerne les parcelles en pente du piémont, vers Roquebrune ou les hauteurs du Colombier. Implanter un bassin dans une pente suppose un déblai amont important et un remblai aval qu’il faut tenir. Le bassin devient une plateforme portée, et un ouvrage de soutènement ou un enrochement s’impose presque toujours du côté bas. C’est à intégrer au projet dès le départ, car un mur ajouté après coup coûte beaucoup plus cher qu’un mur prévu dans le même mouvement de terre.
Selon le type de bassin, le terrain et les équipements prévus, le chantier se compose de plusieurs prestations distinctes. Chacune est détaillée sur sa page.

Le local technique conditionne le confort d’usage du bassin pendant vingt ans. Il doit rester assez proche pour que la pompe ne perde pas de charge, en pratique quelques mètres et non quinze, et rester accessible pour le nettoyage du filtre. Nous décaissons son emprise avec un fond de forme drainant, parce qu’un local enterré sans drainage devient une cuve dès le premier orage d’automne.
La tranchée technique relie le bassin au local. Elle reçoit les canalisations hydrauliques de gros diamètre et, dans une gaine séparée, l’alimentation électrique. Deux règles simples : une pente continue sans contre-pente, sinon l’eau stagne et gèle les hivers froids, et un lit de sable sous les tuyaux pour éviter qu’un caillou ne crée un point dur. Nous posons un grillage avertisseur au-dessus de la partie électrique avant de refermer.
Nous repérons enfin le tracé avant remblaiement, cotes prises depuis un point fixe du bâti. C’est cinq minutes de relevé qui évitent de creuser au hasard le jour où il faudra intervenir sous une plage carrelée.
Le pisciniste. C’est lui qui connaît les dimensions hors tout de sa structure, la forme du fond, la profondeur au point bas et les surlargeurs dont ses équipes ont besoin. Nous travaillons à partir de son plan de fouille et nous lui faisons réceptionner le fond de forme avant la pose. Si aucun plan n’est disponible, nous demandons ces cotes par écrit avant l’amenée de la machine.
C’est un cas courant dans la plaine de l’Argens après les pluies. On pompe pour travailler, mais la vraie réponse est définitive : drain périphérique en pied de fouille, lit drainant, exutoire raccordé à un point bas réel. Sans exutoire, l’eau revient. Sur une coque, une nappe haute impose en plus de remplir le bassin en même temps qu’on remblaie, pour équilibrer les poussées.
Sur un terrain plat et accessible, la fouille d’un bassin familial, le fond de forme, le local et la tranchée technique se font en quelques jours. Le délai augmente si l’accès oblige à travailler en petite machine, s’il y a de la roche à casser au brise-roche sur les hauteurs, ou si un ouvrage de soutènement doit être intégré sur terrain en pente.
Une fouille de bassin sort un volume important, souvent plusieurs dizaines de mètres cubes. Une partie peut être réutilisée sur la parcelle pour modeler le jardin ou remonter un point bas, à condition que le document d’urbanisme l’autorise en zone inondable. Le reste part vers un site de dépôt autorisé. Le nombre de voyages et la distance pèsent nettement sur le budget.
Oui, avec des précautions. Il faut respecter un recul suffisant pour ne pas décharger le sol sous les fondations existantes, ne pas descendre plus bas que leur niveau d’assise sans étude, et parfois taluter ou blinder la paroi côté bâti. Sur les parcelles étroites du centre-village, cette contrainte détermine souvent la position définitive du bassin.
Vers Roquebrune, Bagnols-en-Forêt ou les contreforts de l’Estérel, le grès et la rhyolite affleurent souvent à faible profondeur. Le godet ne suffit plus, il faut un brise-roche hydraulique. C’est la variable la plus lourde du chiffrage, donc nous sondons le terrain avant de nous engager sur un prix lorsque le contexte géologique laisse un doute.

Fouille épousant la forme de la coque, fond de forme dressé au laser et remblai drainant monté avec le remplissage.

Drain périphérique, lit drainant et exutoire dimensionné pour les sols argileux qui n’infiltrent pas.

Tenue des terres en aval d’un bassin implanté dans la pente, avec drainage et remblai derrière l’ouvrage.
Transmettez-nous le plan de fouille de votre pisciniste, nous venons mesurer l’accès et vérifier la nature du sol avant de chiffrer. Téléphone 06 01 24 69 16, du lundi au samedi de 7h30 à 21h30 et le dimanche de 9h à 18h.